Deflesselles, un soutien de poids pour Mathias Petricoul.
Le député aubagnais a lancé la campagne pour les régionales à Martigues
S'il fallait, aux militants de l'UMP, quelqu'un capable de galvaniser les foules, ils ont trouvé, hier, en Bernard Deflesselles, le politicien idoine. Le député aubagnais, qui mènera, aux côtés de Thierry Mariani, la liste UMP à la conquête du Conseil régional, avait en effet, répondu à l'invitation de Mathias Petricoul qui souhaitait lancer un symbole fort à ses troupes. Car 2010 sera, pour l'UMP, une année de combat. Localement, le leader de la droite martégale entend d'ailleurs "durcir le ton avec la majorité municipale". Et il l'a rappelé hier devant plus de 70 militants. "Cette majorité ne nous fait pas de cadeau, nous n'allons pas en faire nous non plus, a-t-il souligné. Nous sommes constamment pris à partie. Le maire a peur de tout: de la politique du gouvernement, des réformes, de donner la parole à son opposition… Lors des voeux dispensés vendredi au personnel communal, on se serait cru lors de la Seconde Guerre mondiale: Gaby Charroux a parlé de résistance, de lutte, il a distillé des idées fausses et tenté de faire peur. Mais ce qui fait peur, c'est son bilan. Jugez: un Plan local d'urbanisme annulé, le comblement de l'anse de Ferrières arrêté par la justice, un centre d'enfouissement technique suspendu à une décision judiciaire, le lancement de travaux faramineux pour la piscine alors qu'on aurait pu en construire une nouvelle. On n'entend plus parler du golf ni du complexe aquatique de Figuerolles. Il y a bien la passerelle entre l'Ile et Ferrières, mais elle coûtera près de 7 millions d'euros pour éviter un détour de 7 minutes. Ça fait un million la minute! Un record de gaspillage. Quant au logement, ce sont 3000 demandes qui sont en attente alors que la ville dispose de terrains. Le maire créé lui-même cette dépendance".
Une pétition
Enfin, pour conclure cette salve, Mathias Petricoul a promis de poursuivre avec force ses actions pour faire avancer le débat local. "La municipalité aime la démocratie locale. Nous allons l'aider en lançant une pétition pour la mise en place de la vidéosurveillance. La population y est favorable, elle permettra de limiter la délinquance dans le centre-ville qui en a bien besoin". A ses côtés, Bernard Deflesselles se voit "plonger quelques années en arrière". "Comme toi, j'ai commencé il y a quelques années à affronter le Parti communiste à Aubagne. Il m'a fallu cinq élections pour enfin gagner. Mais j'y suis arrivé. Le parti communiste s'est délité comme il se délitera ici aussi. D'ailleurs, Aubagne et Martigues, c'était la même physionomie, le même style de maire." Reste à savoir si Mathias Petricoul saura attendre aussi longtemps ou s'il parviendra à forcer son destin.