Mathias PETRICOUL
Né le 10 février 1978
Avocat
Conseiller municipal de Martigues
Sénateur suppléant des Bouches-du-Rhône
Pourquoi, à seulement 29 ans, j’ai voulu devenir maire de Martigues ?
Pourquoi, après cette défaite, repartir encore plus fort au combat et préparer dès aujourd’hui les prochaines élections ?
Qu’est-ce qui peut me pousser à consacrer la plus grande partie de mon temps et de mon énergie à défendre mes idées et mes convictions politiques ?
Tout se résume en un seul et unique mot : la passion.
La passion pour notre ville, Martigues, pour notre Région, Provence-Alpes-Côte d'Azur, et pour notre pays.
La passion aussi pour la politique. La passion de vouloir toujours construire et avancer autour de projets ambitieux, de rassembler et de faire ce en quoi je crois.
Passionné par Martigues ? Comment pouvait-il en être autrement.
Toute ma famille paternelle est issue de notre ville.
Elle était déjà là quand Martigues n’était qu’un village de pêcheurs. Lazare, mon arrière grand-père était alors boulanger.
Elle était encore là quand Martigues s’est développé avec l’arrivée de l’industrie. Victor, mon grand-père, a joué pour le Football Club de Martigues, a jouté pour la Jeune Lance Martégale, a plaisanté toute sa vie au Cercle des pêcheurs ou au Bar du 14 juillet.
Elle est toujours là avec mon père, Serge, avocat depuis toujours à Martigues et qui s’est lui aussi présenté à deux reprises aux élections municipales.
Aimer Martigues, avoir envie de l’améliorer, de la voir toujours plus belle, plus fière de sa tradition… c’est naturel pour moi. Ca m’a été transmis par les générations qui m’ont précédé.
Alors même quand je suis parti faire mes études de droit à Aix, puis l’Ecole de formation des Avocats à Marseille, même quand je suis parti plusieurs années travailler à Paris… je n’ai jamais pu rester éloigné de Martigues. J’y revenais tous les week-ends.
C’est pourquoi j’ai cette envie si grande de m’y impliquer et de l’accompagner dans la construction de son avenir. Il y a tellement de choses à faire, tellement de nouveaux défis à relever.
La période Lombardiste a coïncidé avec la phase de fort développement de notre ville. C’est la transformation d’un village de pêcheurs en cité industrielle. C’est la période où, grâce à l’argent de la pétrochimie qui coule à flots, tous les investissements structurels sont possibles. Il faut reconnaître que les réalisations sont de qualité. Mais comment pouvait-il en être autrement avec les formidables rentrées fiscales dont bénéficie Martigues ? Grâce à la taxe professionnelle versée par les entreprises industrielles de Lavéra, le budget de Martigues est équivalent de celui de villes de 100.000 habitants.
Mais aujourd’hui, quel projet l’équipe communiste porte pour la ville ? Quelle est la vision de Martigues à 10 ou à 20 ans ? Quels sont les projets en cours qui vont lui permettre d’assurer sa pérennité ?
On a l’impression qu’après avoir su créer les équipements indispensables (réseau d’eau et de collecte des eaux usées, voirie, La Halle…), la majorité communiste ne sait plus comment gérer l’argent de la Ville. Alors elle dépense sans réfléchir à la nature de l’investissement : aménagement d’un quai pour plus de 6 millions d’euros (40 millions de francs !), réhabilitation de la piscine municipale pourtant trop petite et inadaptée pour le même montant…
Il est temps que Martigues se donne une nouvelle impulsion tout en gardant les fondamentaux qui en font une cité où il fait si bon vivre.
Alors oui il faut garder les services publics municipaux de qualité aux tarifs si bas. Je pense à la Régie Municipale des eaux, au traitement des déchets, au transport collectif, aux cantines scolaires…
Oui il faut renforcer la politique sportive qui permet aux jeunes de s’épanouir.
Oui il faut maintenir la politique d’accueil de la petite enfance si efficace et indispensable.
Oui il faut préserver la politique développée en faveur des anciens : les foyers, les colis et repas livrés à domicile, les fêtes traditionnelles comme la Castagnade et l’Aïoli…
Mais il faut aussi préparer l’avenir et savoir conserver les jeunes qui bien trop souvent partent à Aix ou à Marseille pour faire leurs études, trouver un travail ou tout simplement s’amuser.
Il faut anticiper obligatoirement sur le modèle économique de Martigues et attirer dès aujourd’hui les entreprises qui pourront créer les emplois de demain.
Il faut redonner une vision de développement à Martigues, et un coup de jeune à son centre-ville si triste.
Tout cela, j’ai une envie débordante de le faire avec tous les Martégaux.