La démocratie, c’est la liberté.
Le principe même d’une démocratie est que toutes les opinions peuvent s’exprimer, que chaque personne peut défendre ses idées même si elle diffère de l’opinion majoritaire.
Le garant d’une démocratie, ce sont les droits de l’opposition.
L’opposition au sein d’une mairie, d’un conseil général ou au parlement permet de contrôler l’activité de la majorité, et d’éviter que celui qui est au pouvoir puisse l’exercer sans limite et sans borne.
L’opposition permet l’expression de l’opinion et des idées de ceux qu’elle représente.
A partir du moment où une opposition est malmenée, bâillonnée, empêchée de faire correctement son rôle, le système démocratique est en danger. Il n’y a plus aucun moyen de contrôle de ceux qui exercent le pouvoir. Et bien souvent, c’est que la majorité a quelque chose a dissimulé.
Depuis bientôt un an que nous avons été élus conseillers municipaux d’opposition à Martigues, nos droits sont quasiment inexistants. Tout est fait pour nous empêcher de faire notre travail de contrôle. Tout est fait pour nous décourager.
La majorité municipale, l’équipe communiste de Paul LOMBARD-Gaby CHARROUX, ne respecte pas l’opposition, ne respecte pas tous les martégaux qui ont voté différemment, ne respecte pas la démocratie.
Les droits élémentaires pour exercer notre mandat nous sont interdits.
Nous avons été interdits de recevoir nos administrés dans nos locaux à la mairie, pourtant maison commune de tous les citoyens.
Nos tribunes pour le magazine municipal Reflets ont été censurées.
Il nous a été refusé d’avoir de simples cartes de visite pour pouvoir laisser nos coordonnées à ceux que l’on rencontre, tout comme il nous a été interdit d’avoir des cartes de vœux.
Les droits élémentaires pour exercer notre mandat nous sont également interdits.
Nous n’avons pas le droit de poser plus d’une question écrite par conseil municipal.
Notre temps de parole en Conseil municipal est limité.
A plusieurs reprises, nous sommes insultés par des conseillers municipaux d’opposition quand nous osons exprimer des idées différentes des leurs.
Les dossiers relatifs aux délibérations du Conseil Municipal ne sont accessibles que 4 jours avant le Conseil et ne contiennent jamais aucune information importante, ce qui rend impossible tout travail en profondeur, tout travail d’analyse et tout travail de contestation.
Nous n’avons pas le droit de siéger au Conseil d’administration de la SEMIVIM ou de la SEMOVIM.
Nous n’avons pas le droit de siéger à la CAOEB, alors même que nous représentons le même nombre d’électeurs que l’équipe de Patricia FERNANDEZ, maire de Port-de-Bouc.
Dans ces conditions, c’est un véritable cri d’alerte que nous poussons.
Il nous est impossible de vérifier ce que fait la majorité municipale.
Il nous est impossible de contrôler leur travail.
Il nous est impossible de nous exprimer.
Attention, démocratie en danger !