Article La Provence du 25 novembre 2009

Comme leurs villes, Martigues et Istres, on a tendance à les appeler les "frères ennemis". Aujourd'hui, Mathias Pétricoul et Olivier Mayor, leaders du groupe d'opposition de la majorité présidentielle dans leurs communes, balaient d'une poignée de mains ces bruits. Ils jouent l'union et s'en expliquent.

- Vous voir côte à côte est surprenant. C'est le temps de l'union ?

Mathias Pétricoul : Nous avons la volonté de montrer que l'on veut s'unir pour l'avenir et les élections, régionales puis législatives. C'est un contexte politique nouveau. Nous voulions d'abord nous concentrer dans nos villes, nous affirmer comme conseiller municipal. Maintenant, on s'unit, comme nos deux villes doivent s'unir dans le temps.

- Qu'est-ce qui a motivé votre rapprochement ?
Olivier Mayor : Nous sommes de la même génération, de la même formation et nous avons les mêmes responsabilités. Nous nous sommes donc rencontrés à plusieurs reprises, écouté et entendu. De tout cela est née notre volonté de créer une synergie indispensable. C'est une amitié politique qui se tisse et qui va évoluer positivement.
M.P. : Il y a aussi une cohérence territoriale, comme on peut le voir avec Ouest Provence et la Communauté d'agglomération de Martigues qui mènent des actions communes.

- Comment va se dérouler concrètement cette entente ?
M.P. : On va se voir une fois par semaine pour discuter et une fois par trimestre nous nous réunirons avec nos proches. Cela permettra à nos équipes de faire connaissance.
O.M. : Ce sera important pour le futur, comme cela, chacun connaîtra la façon de travailler de l'autre. Ce ne sera pas une découverte. Et, en se voyant fréquemment, cela permettra de tenir le même discours et éviter les malentendus. L'unité dans nos actions amènera de bons résultats. L'exemple Renaud Muselier/Bruno Gilles nous est cher et est la preuve qu'une cohérence de travail peut amener des résultats formidables.
M.P. : On a aussi l'exemple de mon père et d'Olivier Darrason qui, en s'unissant, ont fait passer la circonscription à droite. Cela démontre que l'union fait la force. Et quand ces messieurs ont arrêté la politique, la droite locale s'est assoupie avec un manque de leader. Olivier et moi-même avons envie de retrouver cette union.

- Pourtant, on vous oppose souvent, non ?
M.P. : Oui, beaucoup de gens nous opposent parfois même dans notre camp. Oui, se voir à échéance régulière nous permettra d'éviter les bruits extérieurs. Nous sommes deux chefs de la majorité, on doit travailler ensemble. Sinon, on peut dire au revoir à la législative et au reste… On veut passer au-dessus de tout ça.
O.M. : N'oublions pas que l'union Pétricoul/Mayor ou Mayor/Pétricoul est attendue par nos élus, nos partis et nos militants. Notre duo permettra d'avancer dans le bon sens et dans une confiance absolue. Avancer ensemble mais s'il n'y a qu'un poste pour la 13e circonscri ption pour les régionales.

- Comment allez-vous choisir le candidat ?
M.P. : On en discutera entre nous. Mais, pour les régionales, en tant que 4e et 5e villes du département, le choix ne doit pas se faire entre l'une et l'autre. Il faut mettre les deux sur la liste. Pour les législatives, on verra, on trouvera une solution.
O.M. : Oui, il faut que nos deux villes soient représentées sur la liste aux régionales. L'ordre appartient ensuite à notre parti. A nous de travailler ensemble pour que Martigues et Istres soient représentées. Nous sommes au service de nos grandes familles politiques.

- La campagne sera donc commune ?
O.M. : Oui et si l'on peut faire venir Thierry Mariani chez nous, ce sera formidable. En travaillant ensemble et en organisant des événements communs, nous aurons plus de poids dans le parti.

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Tribune Reflets décembre 2009

Vous trouverez ci-dessous la tribune que nous avons publiée dans Reflets de décembre 2009. Notre espace étant limité à 1.400 caractères, nous ne pouvons pas développer tous les arguments exposés. Nous les détaillerons dans des articles publiés sur notre site.

Centre-ville de Martigues : un patrimoine en danger !

Depuis très longtemps, la majorité municipale a fait le choix de sortir de notre centre-ville les commerces, les services publics et l’animation : les commerces ont tous été sortis vers Auchan, le Conseil de Prud’hommes, le Tribunal d’Instance et par la suite la CAF et la Trésorerie vont déménagés sous le viaduc après la Halle… Que restera t-il sur l’Ile après le départ du Tribunal, de la CAF et de l’Ecole de Musique… Que va devenir Jonquières alors que les commerces ferment les uns après les autres sur la place Tenque ?
 
Nous demandons d’urgence qu’un plan soit mis en place pour relancer le cœur historique de Martigues : préemption par la Ville des fonds de commerce fermés pour les rouvrir le plus rapidement possible et ne plus voir de rideaux baissés, sécurisation des rues commerçantes par la vidéosurveillance, mise en valeur du patrimoine unique de l’Ile, création d’une salle de spectacle sur le Cours à la place de l’ancien cinéma, déplacement du marché dans les rues de Jonquières, création d’un grand parking gratuit et surveillé sur celui actuel des abattoirs, animations variées tout au long de l’année dans les rues commerçantes des 3 quartiers…
 
Nous avons des idées, Martigues a les finances. Il ne manque que la volonté politique de la majorité municipale qui n’a aucun plan pour son centre-ville. Quel gâchis !
 
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