Le Débat d’Orientation Budgétaire qui a eu lieu lors du Conseil Municipal du 17 novembre dernier a permis de tirer plusieurs enseignements enrichissants de la situation politique actuelle de la Ville de Martigues.
1/ Monsieur CHARROUX se retrouve sans légitimité politique.
Monsieur CHARROUX n’a pas été tête de liste lors des dernières élections municipales de 2008. Il était le numéro 3 sur la liste conduite par Paul LOMBARD. Il n’est donc pas Maire de Martigues par la volonté de la majorité des électeurs mais par la volonté d’un seul homme, Paul LOMBARD, qui lui a transmis son fauteuil en cours de mandat.
Lors de ce Conseil Municipal, Paul LOMBARD a confirmé la fracture nette qui existe désormais entre Gaby CHARROUX et lui. Et ceci, pour des raisons de divergences sur sa façon de gouverner la ville depuis son arrivée au pouvoir.
Gaby CHARROUX n’est donc plus soutenu par l’homme qui a l’a fait Maire de Martigues.
De ce fait, on peut se poser la question de sa légitimité politique ?
Monsieur CHARROUX n’a aucun mandat pour réaliser des projets non annoncés dans le programme électoral présenté par Monsieur LOMBARD en 2008 et alors même qu’il n’est plus soutenu par celui qui l’a fait Maire.
2/ Monsieur LOMBARD, qui n’est pas n’importe qui à Martigues, confirme ce que j’ai déjà déclaré à plusieurs reprises : la politique d’investissement de Martigues est au point mort.
« Si rien ne change d’ici là, j’annonce que je m’abstiendrais ou voterais contre le budget primitif qui nous sera soumis en décembre ». Paul LOMBARD, Maire de Martigues pendant 40 ans, a ainsi résumé sa pensée sur la conduite des affaires municipales depuis son départ. Que reproche t-il au nouveau Maire ? Le gel de projets inscrits dans son programme présenté lors de la campagne électorale de 2008. « Depuis mai 2009, la municipalité a pris beaucoup de retard » a-t-il indiqué.
J’avais déjà dénoncé cet immobilisme.
Désormais, je vais plus loin : les choix adoptés par Monsieur CHARROUX sont dangereux pour Martigues.
Alors que la suppression de la taxe professionnelle crée un grand flou sur les futures recettes de la commune, Monsieur CHARROUX se lance dans des investissements couteux, hasardeux et même contraire aux intérêts de la ville, au détriment de plus urgent et indispensables.
Comment expliquer cette volonté de créer une passerelle entre la Mairie et la pointe de l’Ile alors que la logique voudrait plutôt d’en créer une entre la rue de la République sur l’Ile et le début du Cours à Jonquières afin de recréer ce que l’on appelait avant la Grand Rue et rétablir un passage direct dans les trois quartiers ?
Pourquoi avoir investir plus de 6 millions d’euros pour rafistoler une piscine municipale qui ne sera même pas construite aux normes écologiques de pointe et qui n’aura aucun agrandissement à proposer aux utilisateurs, alors que pour un budget à peine supérieur il eut été possible de construire un centre aquatique plus grand ?
Pourquoi vouloir construire un Palais des Sports sur la route blanche alors que les gymnases actuels font largement l’affaire ?
Qu’en est-il des projets beaucoup plus indispensables pour le bien-être des Martégaux comme l’agrandissement de l’école Aupècle, la réfection des écoles de Carro et de Saint-Jean, les murs anti-bruits le long de l’autoroute A55, ou l’achèvement du quartier de la Mairie ?
La politique municipale n’a plus aucun schéma directeur et les priorités ne sont plus gérées.
3/ La Parti Socialiste local n’a aucun projet pour la Ville de Martigues.
Une fois de plus, la représentante du Parti Socialiste Martégal n’a quasiment pas dit un seul mot sur la Ville de Martigues lors du Débat d’Orientation Budgétaire. Comme à son habitude, elle se contente de ne parler que de politique nationale et uniquement de politique nationale.
Nous avons eu droit au couplet habituel sur le Président de la République, sur le Gouvernement, sur l’UMP… mais rien sur le plan local, rien comme projet pour notre Ville.
Deux possibilités : soit la responsable locale du Parti Socialiste ne connaît rien à Martigues et n’a aucune idée pour notre ville et ses habitants, soit elle s’ennuie considérablement dans son rôle d’élue municipale et rêve d’une carrière parlementaire.
Dans les deux cas, cela révèle d’un manque total d’intérêt pour Martigues.
Pour notre part, nous continuons à présenter nos idées pour Martigues, fidèle à notre conception d’être une opposition constructive, proposant une alternative crédible à la majorité municipale en place.
Compte-rendu du Conseil Municipal par La Provence : http://www.laprovence.com/article/martigues-4091